
| LEGENDES |
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Une vieille légende dit que, jadis l'Obiou, le Grand Ferrand, le Pic de Bure et le Féraud étaient des géants qui se battaient à coups d'énormes blocs détachés de la montagne. Pour renouveler leurs munitions, ils puisaient dans la vallée de la Souloise. Ainsi creusèrent-ils une sorte de berceau limité par les blocs tombés, formant vite un véritable mur élevé autour de celui-ci. A ce moment, les quatre géants, qui avaient abusé de leur puissance, furent changés en sommets. Leurs têtes, ensoleillées ou enneigées, dominent et entourent toujours la vallée du Dévoluy. La légende du chapeau - ( légende contée par le Père Théo - Dévoluy magazine) Jadis, tous les dimanches, les fidèles montaient à pieds de Saint-Disdier à Mère-Eglise pour assister à la messe. Le bon curé du village les accompagnait, mais au moment de partir, il ôtait son chapeau et le posait bien en vue sur le bord du chemin. Il partait ensuite en tête de la procession et tout le monde arrivait ainsi, après une petite heure de marche. Le bedeau qui les attendait faisait entrer les fidèles dans l'église. Le bon curé se rendait à l'autel sur lequel....Ô miracle, se trouvait son chapeau ! Tous les dimanches le miracle se renouvelait et c'était toujours les mêmes questions : " monsieur le curé, comment le chapeau y peut monter tout seul ? " Et le bon curé, inlassablement mais toujours d'une façon évasive et énigmatique : " voyons mes enfants....c'est un miracle ! " Pendant des siècles, le mystère resta entier. Jusqu'au jour où l'on découvrit la présence d'un souterrain partant de Saint-Disdier et menant à Mère-Eglise. Le mystère fut alors élucidé. Le bedeau s'emparait du chapeau après le départ de la procession, prenait le raccourci du souterrain et arrivait le premier, déposant le chapeau sur l'autel. Les miracles ne s'expliquent pas tous aussi facilement...Sinon où serait le miracle ? Le saut de la Pucelle. Vers le milieu du XVII siècle, une jeune fille du hameau de Giers, sur le point de se marier avec un jeune homme de son voisinage aurait été prise en chasse par le seigneur de Malmort qui voulait abuser d'elle avant ses noces. Pour échapper à son poursuivant, elle n'aurait pas hésité à bondir au-dessus des gorges des Etroits de la Souloise. Après quoi, cachée dans le hameau de l'Enclus, elle aurait rejoint son fiancé. Depuis on donne ce nom au passage le plus resserré des Etroits de la Souloise, gorge creusée par le torrent tout près de son confluent avec le ruisseau du Rif. |
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